5ème Cru Classé, Haut-Médoc

Château de Camensac 1968

Un témoin rare de l’histoire du Médoc, plus millésime de collection que vin de plaisir.

Millésimes disponibles

Mémoire du Médoc

Une bouteille de 1968 signée d’un Grand Cru Classé, véritable fragment d’histoire à ouvrir avec respect.

Curiosité assumée

Millésime réputé difficile, recherché par les amateurs avertis pour son intérêt documentaire plus que gustatif.

Prix accessible

Un grand cru classé ancien à un niveau de prix contenu, idéal pour une dégustation à valeur patrimoniale.

Un Grand Cru moderne et irrésistible

Un témoignage tertiaire, en fin de chemin

1968

Un témoin rare de l’histoire du Médoc, plus millésime de collection que vin de plaisir.

Château de Camensac 1968

5ème Cru Classé, Haut-Médoc

Origine :

France - Bordeaux - Haut-Médoc AC

Cépages :

Vinification :

Tri des raisins particulièrement exigeant au chai afin d’écarter au maximum les baies touchées par la pourriture, dans un contexte de vendange abondante mais diluée. À cette époque, l’ensemble de la récolte entrait dans le grand vin, le château ne disposant pas encore de second vin. Les pratiques des crus classés du Médoc à la fin des années 1960 reposaient sur une vinification traditionnelle en cuves, sans les moyens de sélection parcellaire et technologique d’aujourd’hui. Sur 1968, la matière première très fragile a nécessité des ajustements prudents pour limiter l’impact d’une maturité insuffisante et d’un déficit de concentration.

Élevage :

Élevage bordelais classique de l’époque en fûts de chêne, avec vraisemblablement une **proportion plus modérée de bois neuf** et une **durée potentiellement raccourcie** par rapport aux 18 mois usuels des crus classés, afin de ne pas marquer excessivement un vin déjà léger. Certaines propriétés ont opté pour une mise en bouteille plus précoce sur ce millésime délicat, afin de préserver le peu de fruit disponible.

Température de service :

16-18°C

Maturité :

1970 - 1978

Garde :

À déguster de préférence avant 1980

Robe :

Robe orangée tuilée très évoluée, tirant vers le brun clair, de faible intensité, traduisant la dilution du millésime et son grand âge.

Nez :

Arômes tertiaires dominants de sous-bois, terre humide, champignon, cuir, avec un fruit résiduel très discret (prune sèche, cassis très mûr) et un léger fond végétal.

Bouche :

Matière fluette, tanins fondus mais un peu asséchants, acidité encore présente donnant une structure maigre et peu puissante ; milieu de bouche aqueux, finale très courte avec pointe d’amertume ou de verdeur et rémanence de notes boisées sèches et tabac froid.

Accords mets :

À ce stade d’évolution, à réserver plutôt à une dégustation de curiosité, seul, éventuellement accompagné de bouchées simples et neutres (pâté en croûte délicat, volaille froide, fromages à pâte dure peu affinés) pour ne pas écraser le vin.