Témoin d’époque
Un millésime 1972 emblématique des années difficiles à Bordeaux, recherché pour les dégustations verticales et l’histoire qu’il raconte.
Signature Latour
Même dans un millésime austère, on retrouve la patine, le classicisme et le sérieux d’un Premier Cru Classé de Pauillac.
Rare en cave
Production limitée, bouteilles rares sur le marché : un ajout singulier pour compléter une collection de grands millésimes de Latour.
L’icône de Pauillac taillée pour le temps

Un Latour de mémoire, tout en finesse évoluée
1972

Un Latour de collection, témoin rare d’un millésime extrême à Pauillac.
Château Latour 1972
1er Cru Classé, Pauillac
Origine :
France - Bordeaux - Pauillac AC
Cépages :
Vinification :
Millésime marqué par une météo froide et pluvieuse, 1972 a donné des raisins à faible richesse en sucre et à maturité limitée. Au Château Latour, tout indique qu’une **sélection particulièrement sévère** a été réalisée : une part importante de la récolte n’a pas été retenue pour le Grand Vin, afin de préserver le niveau qualitatif de la propriété dans ce contexte difficile. Comme cela se pratiquait couramment à Bordeaux lors des années fraîches de cette époque, une **chaptalisation** (ajout de sucre au moût avant ou au début de la fermentation) a vraisemblablement été utilisée pour corriger le faible degré potentiel et mieux équilibrer l’acidité naturelle très élevée du millésime. L’extraction a été conduite avec prudence pour ne pas accentuer les notes végétales issues des raisins peu mûrs. (Informations précises de cuverie non détaillées par le producteur pour ce millésime ; description basée sur les pratiques générales de Latour et les usages bordelais de l’époque dans un millésime considéré comme difficile.)
Élevage :
Traditionnellement, le Grand Vin de Château Latour est élevé environ 18 mois en barriques de chêne, avec une proportion importante de fûts neufs, statut de Premier Cru Classé oblige. En 1972, compte tenu de la matière première plus légère, la propriété a vraisemblablement ajusté ce schéma pour ne pas marquer excessivement le vin par le bois. L’objectif de l’élevage sur ce millésime a été de **préserver l’équilibre** : apporter du soutien structurel sans dominer un jus déjà peu concentré, et accompagner l’intégration des tanins dans un registre plus fin que puissant. (Le détail chiffré – durée exacte, pourcentage de bois neuf – n’est pas communiqué par le producteur pour 1972 ; la description s’appuie sur les usages habituels de Latour à cette époque et sur les commentaires de millésime disponibles.)
Température de service :
16-18°C
Maturité :
1978 - 1990
Garde :
À déguster de préférence avant 1995
Robe :
Robe tuilée, relativement claire, aux reflets orangés à bruns prononcés, témoignant d’une évolution avancée ; certains flacons bien conservés gardent un cœur rubis légèrement orangé.
Nez :
Registre tertiaire marqué : sous‑bois, humus, tabac froid, cuir, cèdre ; notes végétales présentes (feuille morte, pointe de poivron vert) liées à la faible maturité.
Bouche :
Corps léger à moyen, attaque peu fruitée, dominée par les arômes tertiaires ; acidité encore vive donnant du squelette mais accentuant la maigreur ; tanins désormais fondus et effilés ; ensemble fluet, légèrement dilué, avec une finale courte et sèche.
Accords mets :
Pour une dégustation verticale historique, à servir seul ou avec des bouchées simples (gouda affiné modéré, copeaux de parmesan, charcuteries fines peu épicées) afin de ne pas écraser un vin délicat et évolué.